J’ai
découvert la machine à café de mon lycée au mois de Décembre dernier. Si l’on
compte 1 café par jour 5 fois par semaine pendant 5 mois on arrive à une
centaine de cafés consommés. J’ai donc vu 99 fois « boisson 16 en
préparation » s’afficher à la hauteur de mes yeux au cours de ces cinq
derniers mois. 99 et non 100, car aujourd’hui j’ai vaincu le complexe de la
machine à café. Aujourd’hui ça n’était pas la boisson 16 mais 14 qui était en
préparation. Après 99 cafés noisette je
me suis enfin décidée à aller de l’avant, vaincre ma peur et appuyer sur le
bouton « café vanille ».
Le
complexe de la machine à café ne se limite pas au café mais s’étend bien au
delà. Perdus dans nos habitudes, englués dans notre lassitude nous nous
contentons bien souvent de la solution la plus simple, nous perdons le goût du
risque et de l’inconnu. De ce fait notre vie devient fade, terne et nous devenons
peu à peu les victimes des jours de pluie, les esclaves de nos humeurs
passagères.
On
prétend trouver du réconfort dans la routine, certain même iront jusqu’à
affirmer qu’elle leur offre une certaine forme de stabilité qu’il leur est
impossible de trouver ailleurs. A ceux là je répondrais « Soyez vivants».
Vivre ne signifie pas nécessairement être vivant. La vie peut être une simple
succession de cafés noisette, qui ont le même goût, la même odeur et le même
prix jours après jours mais elle peut aussi s’avérer être une fabuleuse
aventure au scénario inachevé et au multiples secrets.
Vaincre
le complexe de la machine à café c’est donc être capable de prendre des risques
et savoir échouer, se casser la gueule et se relever. Mais c’est aussi et surtout rêver plus grand,
s’étonner constamment, se surpasser encore et toujours.





.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)


